Post(e)-Monuments

Cartes postales du projet Post(e)-monuments par Courtney Clinton.

Le but du projet est de représenter visuellement une idée de paix. 

Les monuments sont censés être le symbole d’une histoire partagée, mais dans la dernière décennie les monuments sont devenus un point de contention et de division dans plusieurs villes à travers le monde. 

La critique centrale des monuments est qu’ils ne représentent qu’un point de vue de l’histoire – ce dernier étant  souvent contesté par différents groupes dans une même société.

Description du projet

Je présente une série d’images de monuments sous forme de cartes postales. – Sans contexte, le spectateur ne comprendra pas nécessairement leur symbolisme. En regardant certaines images, le spectateur pourrait même se demander où se retrouve ce-dit monument. 

Pour donner contexte aux images, un réseau d’artistes est invité à répondre et à altérer ces cartes postales afin de créer un corpus d’œuvres qui tentera d’élargir notre lecture de l’histoire vivante grâce à l’inclusion et à la collaboration de voix et de perspectives multiples.

Les cartes sont présentées suspendues du plafond de la galerie. En exposant les cartes en groupe, comme un seul monument, l’histoire est présentée non pas comme un concept singulier mais comme une collection de récits, de perspectives et de vérités

Post(e)-monuments, installation de 288 cartes postales, 2022

Croquis de paysage urbain

L’an dernier, j’ai exploré l’œuvre et la vie de Rachael Robinson Elmer, une artiste du début du 20e siècle, reconnue pour sa série de cartes postales célébrant les sites et les monuments de la ville de New York.

En réponse aux cartes postales d’Elmer, j’ai réalisé une série d’esquisses de monuments et de sites de ma ville, Tiohtià:ke/Montréal. Au cours de mon processus, mon attention s’est dirigée vers le rôle de ces sites dans la ville. Dans le format de la carte postale, les monuments deviennent métonymiques, mais au-delà du cliché touristique, que représentent ces sites pour la vie locale ? Comment vivons-nous avec ceux-ci et avec leur histoire ? 

post monumental sketch
Place d’Armes, esquisse urbain, 2022

J’ai utilisé mes esquisses urbaines comme un matériau de référence pour développer une série de douze illustrations de monuments de Tiohtià:ke/Montréal. Les illustrations on été imprimé en sérégraphie comme cartes postales. Un second série d’affiche sérégraphique on été imprimé et sont également exposé à la galerie.

Place d’Armes, sérégraphie, 2022

Réseau d’artiste

Monument aux Patriotes, Colette Campbell Moscrop, 2022

La ville de Montréal est composée d’une multitude de langues, de cultures et de pratiques artistiques, tout comme le groupe d’artistes qui participe à Post(e)-monuments. Plusieurs langues y sont représentées, notamment : le kanien’kéha, le français, l’anglais, l’espagnol, le cantonais, le russe, l’italien, le portugais et le persan (le farsi). Les pratiques artistes comprennent : le calligramme, la calligraphie, l’écriture créative, le collage, la photographie, le croquis urbain, l’illustration, l’aquarelle, la bande dessinée, la broderie et le textile.

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Reconnaissance territoriale:

Je voudrais reconnaître que mon projet est situé en territoire autochtone, lequel n’a jamais été cédé. Je reconnais la nation Kanien’kehá: ka comme gardienne des terres et des eaux sur lesquelles nous nous réunissons aujourd’hui. Tiohtiá:ke / Montréal est historiquement connu comme un lieu de rassemblement pour de nombreuses Premières Nations, et aujourd’hui, une population autochtone diversifiée, ainsi que d’autres peuples, y résident. C’est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l’avenir que nous reconnaissons les relations continues entre les Peuples Autochtones et autres personnes de la communauté montréalaise

Je remercie le Conseil des arts du Canada et le Conseil de la culture de Saint-Hyacinthe de leurs soutiens. Je remercie également la galerie BBAM! de son soutien.